Carrefour cède 10% de sa filiale brésilienne à abilio diniz

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Carrefour cède 10% de sa filiale brésilienne à Abilio Diniz

Abilio Diniz, une volonté permanente d'investir

En portant ses parts dans le capital de Carrefour France à 5,07% des actions, la société d'Abilio Diniz (encore plus) est le quatrième actionnaire du géant. La société d’investissement Peninsula, créée par la famille Diniz, rend publique en décembre 2014 son arrivée au capital de Carrefour Brésil, à hauteur de 10%. Appuyé par un partenaire de choix, il renoue avec le monde de la distribution brésilienne à la veille de ses 80 ans. En avril 2013, Abilio Diniz devient président du conseil d’administration de Brasil Foods, un leader de l'agroalimentaire.

Sportif, Abilio Diniz débute chaque jour par une session de sport. Autrefois joueur de foot, il a aussi pratiqué la boxe et la musculation. Préconisant le bien-être et la stimulation des employés dans les sociétés, le "capitalisme responsable" consiste en un courant créé aux États-Unis auquel appartient Abilio Diniz. Convaincu des bienfaits du sport, il met en place des salles de gym au sein supermarchés GPA et pousse son équipe à participer aux marathons sponsorisés par le groupe.

Le groupe Casino actionnaire majoritaire de GPA, Abilio Diniz laisse son groupe

GPA doit affronter la rivalité du géant français Carrefour au Brésil. Il renoue avec son équilibre comptable après la crise et commence à discuter de collaboration avec le groupe Casino. L'alliance de Grupo Pão de Açúcar avec Carrefour Brésil rate en raison du refus du PDG de Casino et de l’abandon de la Banque Brésilienne de Développement. Dès 2012, le groupe Casino est actionnaire majoritaire de GPA. C’est le divorce et le départ d’Abilio Diniz du conseil d’administration quelques semaines plus tard.

Pour améliorer sa propre chaîne, Abilio Diniz s'est inspiré de la réussite de Carrefour, dont il a rencontré les fondateurs en 1974. La boutique de son père constitue la première pierre de GPA, Grupo Pão de Açúcar. L’avenir du commerce se fera par les grandes surfaces et le libre service, voilà l'opinion de son père dès la fin des années 1950. Le père d’Abilio Diniz a ouvert sa première boulangerie sur un boulevard fréquenté de Sao Paulo.